jeudi 20 janvier 2011

Bar du Park Hyatt, le luxe froid - 8 janvier 2011


Park-Hyatt Paris Vendôme 
5, rue de la Paix
75002 Paris
Tél: 01 58 71 12 34
Ouvert de 16h à 2h
M° Opéra, Madeleine, Tuileries


De temps en temps, ça fait du bien d'aller jouer au nabab en allant s'asseoir au bar d'un palace.


J'ai dû m'y reprendre à deux fois pour arriver à celui du Park Hyatt. La première fois, j'ai échoué par erreur à l'Intercontinental situé à deux pas: les cocktails y sont sans goût, le service désagréable et la déco aurait besoin d'un raffraîchissement. Ne restait que la saveur des conversations de deux jet-setteuses sur le retour à la table voisine...

Au Hyatt, pour peu qu'on ne se trompe pas d'adresse, on se laisse d'abord guider au travers de salons monumentaux et froids, puis on longe une cour et ses parasols chauffants pour enfin arriver au saint des saints. Le lieu est vaste, les tables laissées dans une pénombre propice à l'intimité des conversations. En s'installant au large bar orné de jolies statues, on peut assister au ballet des barmen enchaînant les préparations. Le service est d'une grande gentillesse.

Côté cocktails nous avions pris le Fôamy et le Candy Park: présentation originale, très bons biscuits d'apéritif,  cocktail agréable mais sans plus.  Reste le plaisir du luxe qui vous le rend bien.

Et l'addition dans tout ça... 25€ par cocktail + le pourboire, royal bien sûr, parce qu'on ne joue pas au nabab tous les jours.

Sur un air de... La musique du bar oscille entre lounge et jazz. Je pencherai pour une chanson de jazz nordique, au motif répété et entêtant comme Serenade for the Renegade d'E.S.T, qui donne envie de la réécouter et d'y revenir parce qu'on s'y sent bien.


CARTE DES COCKTAILS

Fall & Winter Collection 2010 - 2011


La signature du Park Hyatt

LE FÔAMY(25€)
Mélange subtil de grenades, de cerises et de vodka Grey Goose servi avec une mousse de fruits rouges
SHORT (12cl) (25€)

GOLDIE LOC
Rhum Appleton, Amaretto, Bitter rhubarb, zeste d'orange

SMOKY CUBANHATTAN
Havana Club 7 ans infusé au cigare Cohiba, Punt e mes, Bitter old fashion

DRY CHERRYTINI
Vodka, Maraschino, Bitter cerise

MEDIUM (15cl) (25€)

TEQUILA NEW FASHION
Tequila, Velvet Falernum, Southern Comfort, Peychaud

BLACK JACK COCKTAIL
Gentleman Jack, Winter Berries Cordial, Sirop de Chocolat, Mûres fraîches, Lime

APPLE SMASH
Applejack, Bitter Old Fashion, Ananas frais, Menthe, Sauge, Sucre de canne,

BITTER PULP
Sloeberry Gin, Chambérizette, Orange, Soda Bitter

TORINO NEGRONI
Carpano Formula Antica, Apérol, Beefeater 24, Grapefruit Bitter

CANDY PARK
Champagne, Grenade, Purée de pêche, et Bitter Rhubard

RED WINE BLAZER (HOT)
Cognac, Vin rouge, Cherry Bitter, Whiskey Barrel Bitter, Cannelle

LONG DRINK (20 cl) (25€)

RHODE ISLAND ICED COFFEE
Bourbon, Rhum, Applejack, Cognac, Galliano Ristretto, Jus de Citron, Café Expresso et Ginger Beer

BEACH HUNTER
Bacardi Superior, Ananas frais, Jus de Pamplemousse, Fleur d'Oranger, Sauge, Soda, Noix de muscade

K-6
Rye Whiskey, Cacao Brun, Crème de Cassis, Purée de Figue, Cranberry

NIGHT POTION
Vodka Verveine, Crème de Poire, Sirop de Pistache, Jus de Citron, Ginger Beer

TWIST ON A TWIST
Sloeberry Gin, Liqueur de Gingembre, Winterberries Cordial, Purée de Fraise et Framboise


mardi 11 janvier 2011

Claude Colliot, la gourmandise du "o" - Dîner du mercredi 29 décembre 2010



40 rue des Blancs-Manteaux
75004 Paris
Tél: 01 42 71 55 45
Ouvert du mardi au samedi
M°Hotel de ville, Rambuteau

"Claude Colliot"! Prononcez tant de fois le son "o" en si peu de mots, la plus gourmande des voyelles me faisait saliver d'avance.

Dans une atmosphère tamisée, au design épurée, on s'assoit comme on en a envie, à 3, 4, ou 5 autour de tables rondes, plus sagement à deux à de jolies tables carrés de bois clair, ou juchés sur des tabourets de bar autour de tables hautes aux courbes accueillantes. Le service est agréable, discret et souriant, prodigue en détails sur les produits cuisinés.

Au fond de la salle, le passe-plat fait parfois figure de théâtre de marionnettes: visez donc les trois cuistots qui y sont accoudés, guettant l'approbation et assistant au spectacle de la salle.

La cuisine de Claude Colliot est une cuisine des parfums: il s'agit de fermer les yeux et de se boucher les oreilles, de dresser le nez et de se concentrer sur son palais. Détecter toutes les saveurs relèvent de la gageure: je cherche toujours le goût de l'infusion moka des olives qui accompagnaient l'agneau de lait.

Le bouillon au goût subtil accompagnant les shittakés et les gambas était d'une simplicité toute japonaise ; l'assiette était magnifique, une véritable photo de magazine de cuisine.

L'agneau était parfaitement cuit, mêlant la tendresse de la viande au croustillant de la graisse, le tout accompagné d'un condiment mangue & bergamote acidulé exhalant le goût de l'agneau. Le plat était accompagné de légumes racines: radis noir, panais, jeunes carottes et l'inconnu radis red meat à l'apparence d'une jolie figue pas mûre et dont la chair rose irisée est douce et légèrement sucrée.

La compotée tiède de coings et les chataignes fumées étaient cachées sous une mousse au citron & safran à température : comme dans une verrine, il fallait traverser les couches et déguster le tout ensemble. Je crois que j'ai versé une larme. Si on ne m'avait pas retenu, je me serais précipité vers le passe-plat pour quémander du rab' et embrasser le cuistot. Merci Claude pour ce moment de bonheur.

Et l'addition dans tout ça: avec un verre de vin, il faut compter 60 euros par personne.
Sur un air de... Angus and Julia Stone - Big Jet Plane: un frère et une soeur pour de jolies balades intimistes.

Carte

Menus carte blanche à 54€ et 65€
Entrées
Mousseline maraichère (12€)
Noix de St Jacques, betterave, roquette & avocat (14€)
Shittakés & gambas. Bouillon, capucine et coriandre (15€)
Foie gras de canard, chicorée, cèleri & yuzu (16€)

Plats
Pêche du jour (24€)
Volaille cuite au bois de réglisse, fruits secs rôtis (24€)
Côte de cochon, graines grillées, miel & setchouan (25€)
Agneau de lait, moka olives. Mangue & bergamotte (25€)

Desserts
Coings confits, safran & citron. Chataignes fumées (9€)
Pop de carottes, chocolat blanc, cumin & gingembre (9€)
Ananas rôti, passion et poivre vert (9€)
Chocolat, chocolat (9€)

Fromage Raphaël de saison (9€)

mardi 28 décembre 2010

L'Osteria della anima – Dîner du 23 décembre 2010

Ristorante tradizionale italiano
37 rue Oberkampf
75011 Paris
Tél : 01 43 48 40 03
M°: Oberkampf, Parmentier

Une devanture de conte de fée: « Bienvenue au pays des merveilles » semble-t-elle dire ; un restaurant d'une trentaine de couverts, tout en longueur, où vous acceuille la star de la soirée: la table réservée à LA machine à pâtes, grâce à laquelle la boule devient au choix fine tagliolini ou large pappardelle.

La gentillesse et l'accent transalpin me réjouissent toujours autant depuis Rino; c'est une mise en bouche parfois surfaite dans les restaurants italiens, mais pas ici: les plats sont simples, réalisés avec des produits de qualité et le tour de main assuré. Les prix sont raisonnables.

Nous avons partagé l'entrée du jour, un carpaccio d'espadon fumé, dentelle fondante, puis pendant que Madame dévorait les pappardelles de la maison, crémeuses à souhait, Monsieur opta pour le plat du jour, des Tagliolini aux sardines, aneth et tomates, simples et délicieuses. Bien lui en a pris s'est-il dit par la suite!

In vino veritas : Oups, je n'ai regardé que les vins aux verres... Pour ces derniers, cela va du vin du Piémont au vin plus charnu des Pouilles, le tout facturé à des prix très raisonnables. Ne pas oublier le limoncello...

Et l'addition dans tout ça... On peut s'en tirer pour une trentaine d'euros.

Sur un air de... AVANTI! un film jubilatoire de Billy Wilder, avec Jack Lemmon et Juliet Mills ou comment l'Italie est propice aux amours improbables...

Carte
Entrées
Chaud-froid de gambas en sauce citronnée servi avec roquette (14,5€)
arpaccion d'espadon à l'huile d'olive et citron (13,5€)
Petits lardons sautés au vinaigre balsamique servis sur un lit de roquette (12,5€)
Assiette de charcuterie (11,5€)
Roquette et parmesan (7,5€)

Pâtes Fraîches
Tagliolini avec gambas et salade de Trévise (15,5€)
Tagliolini con frutti di mare (17€)
Pappardelle à l'encre de seiche et calamars (14,5€)
Les vrais lasagnes, avec trois sortes de viande : porc, veau et boeuf (12,5€)
Pappardelle Osteria (Pappardelle avec champignons, gorgonzola, speack (jambon fumé du Tirolo), et crème (13,5€)
Tagliolini Osteria (Tagliolini avec pancetta, courgettes, basilic et tomates fraîches) (13€)
Tagliolini avec sauce tomate et ricotta (11,5€)

Plats
Pavé de rumsteack coupé en petites tranches, aromatisé à l'ail et romarin, servi sur un lit de roquette (16,5€)
Poisson du marché (17€)

Fromages (7€)

Desserts
Tiramisu(7€)
Latte imperiale (flan parfumé à la vanille, au caramel, et au citron) (7€)
Strudell aux pommes(7€)
Parmesan servi avec du miel (7,5 €)


dimanche 26 décembre 2010

Une parenthèse...


Samedi 18 décembre
Il vient de neiger sur Paris et l'objectif de mon appareil photo rend la nuit irréelle et poétique...


mercredi 9 juin 2010

L'Ecailler du Bistrot - Dîner du 28 mai 2010



Mais qui donc était Paul Bert? Du côté du 12e, tout le monde s'en fout: cette rue Paul Bert est devenue à elle seule un label qualité, une AOC de la bonne chère: s'y succèdent Le Temps au Temps, Unico, Le bistrot Paul Bert, L'Ecailler du Bistrot, tandis que Chardenoux veille dans la rue perpendiculaire.

Après un cours de salsa, l'estomac dans les talons, nous avons pressé le pas jusqu'à l'Ecailler du Bistrot avec la certitude de faire le plein d'iode et de manger sainement. C'était sans compter sur l'excellent pain à la mie infiniment moelleuse qui ne demandait qu'un peu de beurre aux algues pour être dévoré en attendant nos plats, le tout accompagné d'un Macon-Chaintré 2005 du Domaine Valette.

L'ambiance est bistrotière, le brouhaha s'installe et témoigne de la bonne humeur des clients, le service est sympa et disponible. Les plats arrivent, délicats, simples, les cuissons parfaites. Les desserts aux proportions généreuses sont un peu lourds, comme peuvent l'être les gâteaux fait maison, mais qui s'en plaindrait?

Après des huîtres et un carpaccio de Saint-Jacques aux agrumes, nous avons continué par des Saint-Jacques d'Erquy, purée à l'huile d'olive et un dos de turbot aux asperges. Pour terminer, un macaron aux fraises (énorme le macaron, vraiment...) et un fondant au chocolat.

Et l'addition dans tout ça? Comptez une cinquantaine d'euros par personne (entrée, plat, dessert) sans le vin.

In vino veritas...Grande carte des vins à prix raisonnables. Le Macon-Chaintré que nous avions choisi, à une trentaine d'euros à la carte, est en vente chez Lavinia à 17€. Le prix caviste simplement multiplié par deux, pour un restaurant c'est peu. J'aurai l'occasion de vous en reparler dans un prochain post.

Sur l'air de... Parfois, alors que l'ambiance du restaurant bat son plein, j'ai simplement envie de regarder la scène d'un oeil extérieur, de couper le son et de mettre une jolie musique d'opéra, pour profiter le plus possible du moment présent. Adina credimi de l'elisir d'amore de Donizetti, pour ralentir le mouvement jusqu'à une petite seconde d'immobilité.


P.S. Pour les curieux, renseignement pris, Paul Bert était un physiologiste et homme politique français du 19e siècle, dixit Wiki.

mardi 18 mai 2010

J'ai trouvé ma nouvelle cantine: Caffe dei Cioppi - Dîner du jeudi 29 avril 2010


159, rue du Faubourg St Antoine
75011 Paris
 Tél: 0143461014
caffedeicioppi@yahoo.fr
Fermé le samedi, dimanche, lundi soir et mardi soir
Deux services, le premier vers 20h / 20H30 et le second vers 21h30 / 22h

Oui, j'ai trouvé ma nouvelle cantine: c'est bon, pas cher, varié - le menu change tous les jours -, à côté de chez moi, avec une terrasse au calme pour les beaux jours, et c'est une cantine italienne qui plus est. Bon, il y a quand même un hic... c'est que c'est toujours plein. Pensez à réserver.

Le restaurant, situé dans un passage piétonnier, ressemble à une véranda toute en longueur: une dizaine de tables collé-serré, le double lorsque la terrasse est ouverte. Lorsque le temps est à la fête, que la terrasse étale ses charmes, le restaurant et la ruelle ne font qu'un ; pour un peu on se croirait en Italie: on imagine la piazza tout proche, les gamins qui jouent au foot, et les promeneurs qui profitent de la fraîcheur du soir.

Côté cuisine, pas d'esbroufe, des assiettes simples où les goûts des produits ne se marchent pas sur les pieds : la soupe du jour (5€ pour une entrée, c'est du quasi jamais vu dans un resto italien à Paris), un bouillon savoureux aux légumes croquants, me rappelle opportunément qu'une soupe chaude ne sert pas seulement qu'à lutter contre les frimas de l'hiver; la mozzarella était accompagnée de haricots verts, de mange-tout et d'oignons rouges rôtis: hmm, l'Italie est décidément un beau pays! En plat, les penne au ragoût d'agneau de lait étaient goûtues mais les lasagnes m'ont laissées dubitatif. Gardez une place pour le dessert: la pannacotta était fondante à souhait, recouverte d'un coulis aux noisettes et praliné: délicieux! 

Et l'addition dans tout ça? Comptez une petite trentaine d'euros pour entrée-plat-dessert.

Bon à savoir: le restaurant est privatisable à partir de 10 personnes les lundi, mardi et samedi soir.

Sur l'air de... Musica Nuda, un groupe de jazz vocal italien à l'énergie communicative. Leur disque Live à FIP est un pure bonheur!

Carte du 22 avril 2010:
Entrées (entre 5 et 12€)
Mozzareall di bufala, haricots verts, mange tout et oignons rouges rôtis
Crostini de polenta au lard de Colonnata
Assiette de charcuterie italienne
Soupe printanière

Plats (15€ environ)
Risotto aux asperges vertes
Linguine aux palourdes et safran
Penne au ragoût d'agneau de lait
Lasagnes aux courgettes et ricotta
Filet de bar en papillotte, pommes de terre et tomates cerise

Desserts (4,5€)
Sbrisolona, crème au mascarpone
Fondant au chocolat 70%
Pannacotta aux noisettes et praliné
Sformato aux pommes et myrtilles

dimanche 9 mai 2010

Zenzan porte bien son nom - Déjeuner du 21 avril



4, rue Brey
75017 Paris
01 53 81 00 75
Fermé samedi à déjeuner et dimanche

Petite colle du jour: où allez-vous si vous avez envie de déjeuner autour de l'Etoile dans un endroit sympa, bon, et qui ne soit pas complètement hors de prix? Non, s'il-vous-plaît, pas le Drugstore, il ne réunit pas au moins deux des critères...

Si vous avez envie de manger japonais, descendez donc un peu l'avenue de Wagram, faîtes un pied de nez au Quick et au Mc Do, et tournez sur votre gauche rue Brey. Là, au 4 de la rue, se trouve Zenzan.

Zenzan porte bien son nom, enfin surtout la première syllabe: loin de l'agitation du quartier, de ses costumes-cravates pressés et de ses touristes, les clients semblent avoir laissé leur portable de côté, Ô miracle! La salle est claire et calme, d'une petite vingtaine de tables, le service est attentif, la cuisine simple et délicate, et le thé à volonté. On s'y sent bien.

La carte du déjeuner est composé de menus autour de 20€, servis avec riz à volonté, amuse-bouches, légumes saumurés et soupe miso: Sashimi, Umi (tranches de saumon et oeufs de saumon sur riz sushi), Kaissen (dés de thon, saumon et dorade crus sur riz sushi), Saumon negui (tartare de saumon cru sur riz sushi), Zenzan bento (petit sashimi, beignets de poulet et mijotés ou grillades en fonction de l'humeur du chef), poulet teriyaki (poulet grillé sauce caramélisée, tonkatsu (porc pané sur lit de chou), saumon grillé au sel ou au miso.

Sur l'air de... Mad World, celui-là même laissé à la porte du resto, dans la reprise chantée par Gary Jules. La chanson était initialement chantée par les Tears for Fears dans une version forcément très eighties, très drôle à écouter aujourd'hui.Vous me direz ce que vous en pensez.