vendredi 10 avril 2009

Dell'Orto – 04 avril 2009



45, Rue St-Georges
75009 Paris
Tél. 01 48 78 40 30
M° St-Georges


C’est en sortant d’un concert de Mayra Andrade que j’ai fait découvrir à T. le restaurant italien Dell Orto. Une fois n’est pas coutume, nous étions pressés, devions aller à un anniversaire après, nous sommes mille fois excusés auprès de la serveuse d’activer la cadence, nous sommes insultés d’avaler plutôt que de déguster, et nous sommes surtout promis de revenir, prendre le temps d’en profiter.

Nous y sommes donc retournés un samedi soir, en compagnie de mon ami Bertrand et de sa douce, qui se marient cet été.

Deux petites salles agréables et joliment décorées. Dans l’une d’entre elles se trouve une table ronde de 6 personnes, ce que je préfère de loin aux tablées toutes en longueur où finalement on ne voit que ses voisins immédiats.

Le service, aux petits soins comme à chaque fois, conseille habilement le vin et vous laisse le temps d’apprécier tranquillement les plats.

En entrée, la mozzarella de bufflonne, fondante à souhait, était accompagnée de tomates confites dont l’acidité venait en rehausser la douceur: un petit bonheur! Dans l’assiette de ma voisine, le carpaccio de bœuf « au couteau » à l’huile de truffe était savoureux et équilibré, l’huile de truffe justement dosée pour ne pas venir écraser le goût du bœuf mariné.

Pour le plat j’ai opté pour un classique, les Tagliolini aux palourdes. Je sais maintenant grâce à Bill Buford (*) que les palourdes sont principalement là donner du goût à la sauce. Ca ne m’a pas empêché de les manger consciencieusement… Les Gnocchi à la crème de parmesan et potimarron étaient bonnes mais très crémeuses justement, ce qui n’était pas ce dont j’avais envie ce soir là. Je ne connaissais pas encore suffisamment la promise de Bertrand pour piquer dans son plat mais je sais pour les avoir déjà essayées que les Tagliolini aux langoustines, bisque de langoustines et tomate fraîche sont à tomber!

Encore une petite place pour le dessert ? Deux desserts pour 4 cuillères : le tiramisu était plus crème que biscuit et j’avoue que je préfère lorsque les deux s’équilibrent, liés ensemble par le marsala. La mangue poêlée au beurre salée n’est pas très italienne mais peu importe, elle semblait bien petite une fois terminée.

Et l’addition dans tout ça ? 60 € environ avec le vin et café/tisane.

Sur un air de ... Mayra Andrade justement! Un air joyeux, envoûtant, chaloupé, un brin languide, qui donne envie de profiter de l’instant, sans se presser, de se resservir un verre de vin, de rire doucement dans les premières douceurs du printemps… En attendant l’été!

« Lua » par exemple dont les premières paroles en français seraient :

« Lune, reste encore un peu auprès de moi,
Laisse-moi me coller contre toi,
Eclaire-moi de ta douce lueur!
Lune, combien de temps cela fait-il
Que tu éclaires le monde du Nord au Sud?
Que tu offres ta lumière aux Noires comme aux Blanches ? »


Entrées
Carpaccio de filet de bœuf « au couteau » à l’huile de truffe, salade de roquette 18€
Terrine de foie gras et mangue fraîche 16€
Saumon mariné au citron vert et tagliatelle de fenouil 13€
Salade de lentilles et bulots 13€
Salade de tourteau, pamplemousse et lait de coco 16€
Tartare de thon et avocat à la coriandre 16€
Salade de poulpe chaud et pommes de terre au paprika 13€
Mozzarella au lait de bufflonne et tomates confites aux épices 13€

Plats
Gnocchi à la crème de parmesan et potimarron 18€
Tagliatelle aux ris de veau 26€
Tagliolini à la seiche, à l’encre de seiche et au piment d’Espelette 22€
Tagliolini aux palourdes 22€
Tagliolini aux langoustines, bisque de langoustines et tomate fraîche 22€
Stracci (petites feuilles de lasagne) au fois gras Maison parfumé au gingembre 26€
Risotto aux asperges vertes 20€
Aller-retour de thon et artichauts poivrade au cumin 22€
Sole façon saltimbocca avec épinards frais au parmesan 24€
Tortellacci farcis au gorgonzola et à la ricotta avec épinards frais 17€

Desserts
Tiramisu
Fondant minute à la fève de tonka et framboises
Panna cotta à la vanille bourbon
Mangue poêlée au beurre salé, glace à la vanille
Glaces

(*) Bill Buford, “Chaud brûlant” : récit très drôle d’un journaliste cinquantenaire qui décide de devenir marmiton dans un restaurant italien branché de New York puis d’aller apprendre la fabrication des pâtes fraîches en Italie et ensuite de travailler dans une boucherie en Toscane. Il y a notamment une scène hilarante où il décide d’acheter un porc entier sur un marché à New York et de le rapporter dans son appartement pour le découper et le cuisiner lui-même sur le principe du "tout est bon dans le cochon!"!

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